La voiture Électrique

Argumentaire

Selon une étude datant de juillet 2009 intitulée "Les transports électriques en France", l'Ademe considère que "concernant les émissions de CO2, à la différence des modes ferrés, les véhicules particuliers électriques ne présentent pas un bilan global, « du puits à la roue», systématiquement à leur avantage par rapport aux autres modes de transport, notamment par rapport au véhicule thermique."

Sur un total de plus de 30 millions d'automobiles en circulation, les évaluations les plus optimistes estiment qu'environ 1 million de véhicules électriques auront été commercialisés en 2020. Face à l'urgence climatique et l'explosion des émissions de gaz à effet de serre du secteur transport, les véhicules électriques ne représenteront, au mieux, que 3 à 4% du parc automobile. Même en considérant qu'une voiture électrique améliorerait de 50% le bilan carbone d'un véhicule traditionnel (estimation très optimiste), le bénéfice "carbone" escompté sera totalement anecdotique.

Zéro émission ? La fabrication d'un véhicule représente 20 à 30% du bilan carbone global du véhicule. La faible autonomie du véhicule électrique en fait un véhicule d'appoint, un véhicule en plus, à usage urbain. Dans les faits, ce véhicule dit "ZE" ne viendra pas en substitution mais en plus d'un autre véhicule, augmentant globalement le nombre d'unités composant le parc automobile hexagonal.

Zéro émission bis ? En fonctionnement, la gamme de Renault dit "ZE" ne rejetterait pas de CO2, selon la communication bien huilée du constructeur. Or, si ce véhicule est destiné aux particuliers et non plus aux collectivités et services de l'Etat, ce véhicule électrique sera majoritairement rechargé en fin de journée, heure à laquelle le bilan carbone du kWh électrique est mauvais. Car la voiture électrique, à l'instar du chauffage électrique, accentuera les pointes de consommation, qui nécessitent le recours à des centrales fioul et charbon.

Selon le Réseau de transport de l'électricité dans une note interne, les usages intermittents de l'électricité ont un bilan carbone avoisinant les 600 à 700 grammes de CO2 par kWh. Si tous les automobilistes rechargent leur véhicule "Zéro Emission" à cette heure... le bilan carbone de la voiture électrique risque d'être bien supérieur à celle d'une voiture thermique...

La peste ET la cholera... Non seulement, la voiture ZE génèrera sans doute des émissions de CO2 égales à celles des véhicules thermiques mais en plus, elle justifiera le programme électronucléaire et sa cohorte de déchets ingérables pour des milliers d'années.

Selon Renault, l'utilisation d'une voiture électrique entraînerait une économie d'environ 20% par rapport à un véhicule classique. Au delà de cette évaluation qui mérite d'être étudiée sérieusement, cette économie est obtenue grâce à l'avantage dont bénéficie l'électricité, non soumis à la TIPP, ni à la contribution Climat Energie. Le manque à gagner pour l'Etat devra être compensé par d'autres contribuables. Ce que "gagne" l'automobiliste, le contribuable le perdra...